Indonésie

Un article de WikiFM.

« Salut les jeunes, ici Robb. Bon, me v’la parti pour un tour du monde footballistique. Je vais vous présenter quelques championnats plus ou moins méconnus, vous filez des tuyaux sur des équipes dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. Et comme j’ai des potes partout autour du monde, si vous êtes sages, je vous conseillerai un ou deux joueurs que vous pourrez recruter pour trois euros six centimes… prêts pour le voyage ? »

Comme je commence à vous connaître, je sais que vous êtes des buses en géographie et qu’en histoire, c’est pas mieux. Un peu de culture vous fera pas de mal !


L’Indonésie est un pays d’Asie du Sud-Est. Sa capitale est Djakarta. Le pays est un archipel immense qui compte une population de près de 235 millions d’habitants. C’est le plus grand pays musulman du monde. La majorité des gens sont donc musulmans à l’exception de l’île de Bali restée bouddhiste. C’est un pays pauvre (108ème rang mondial pour l’IDH). A noter que le pays est indépendant depuis 1945 mais l’ancienne métropole, les Pays-Bas, a reconnu l’indépendance en 1949.

Image:Football_Indonésie.png


Au niveau football, l’Indonésie eut pendant longtemps un championnat semi professionnel. Ce n’est que depuis 1994 qu’il existe un championnat pro. Le football est pourtant présent depuis le début du XXème siècle importé par les colons hollandais. L’heure de gloire de l’équipe « nationale » (qui évolue en blanc et rouge, couleurs nationales) remonte à 1938, où, sous le nom d’Indes Néerlandaises, l’équipe se qualifia pour la coupe du monde en France. Après quelques milliers de kilomètres, les Indonésiens encaissèrent un 6-0 sans appel contre la Hongrie puis rentra à la maison…
Ensuite, plus rien jusqu’en 1996 et une qualification pour la phase finale de la coupe des nations d’Asie. Deux autres qualifications suivront en 2000 et 2004. Le plus gros carton de l’équipe nationale est un 13-0 infligée aux Philippines en 2002. Par contre, certains se souviennent encore du cinglant 9-0 encaissé en 1974 contre le Danemark…


Le championnat indonésien :

La Divisi Utama, la première division, regroupe 36 équipes,. Chaque équipe peut disposer de 99 joueurs sous contrat dont 5 étrangers. Les 36 équipes se divisent en 2 groupes de 18, Groupe Est (Timur East) et groupe Ouest (Barat West). Les 4 premiers de chaque groupe s’affrontent dans un tournoi final, c’est le « Big Eight ». Pour la relégation, c’est direction la division 2 pour les 4 derniers de chaque groupes soit 8 équipes. Lors de la phase finale, les équipes sont réparties en deux groupes de quatre, groupe A et groupe B. Chaque équipe joue trois matches. Les deux premiers de chaque groupe se retrouvent en demi-finale par un système croisé, premier contre second de l’autre groupe. Ces demi-finales sont des matches à élimination directe avec l’avantage pour les premiers des groupes de recevoir les seconds. Enfin, une finale sur un match désigne le champion.
La coupe s’appelle Copa Djisamsoe. Les équipes sont réparties en 4 zones géographiques lors des 32ème et 16ème de finale. Les matches sont à élimination directe.


Les « grosses » cylindrées :

  • Persik Kediri : le champion sortant (un autre titre en 2003.). Club de la ville de Kediri.
  • PSI Semarang : Persatuan Sepakbola Indonesia Semarang (traduisible par « l’association des joueurs de football indonésiens de Semarang ») est un club basé à Semarang, champion en 1999 et finaliste en 2006. Club fondé en 1932, évolue en bleu et blanc, stade de 35 500 places Jatidri Stadium.
  • Persipura Jayapura : champion en 2005, fondé en 1950, 5 ans après l’indépendance du pays. Couleurs : noir et blanc. Stade : Mandala Stadium : 20 000 places.
  • Persija Jakarta : champion en 2001, basé dans la capitale, il évolue en orange et noir (hommage à l’équipe nationale de l’ancien colonisateur, les Pays-Bas ?), stade de 10 000 places, Mentenge Stadium.

On peut rajouter à cette liste l’Arema Malong.


Quelques joueurs :

Soyons honnête, le championnat indonésien est d’un niveau plutôt faible. Disons, suivant les équipes, c’est l’équivalent au mieux du National français voire de la L2. On cherche donc désespérément un joueur indonésien potable, et au final, les « stars » de la compétition sont des étrangers. Petit florilège…

  • Evhgeny Hmaruc, GB, 29 ans, Moldave, 55 000 euros, Persija.
  • Christian René Martinez, DC 29 ans, Paraguayen, 9 000 euros, Deltras.
  • Léo Rachid, DC, 31 ans, Argentin, 130 000 euros, PSIM.
  • José Belo, MC, 29 ans, Argentin, 35 000 euros, PSIM
  • Ronald Fagundez, MO DC, 27 ans, Uruguayen, 130 000. LE joueur qui vaut le coup dans ce championnat, très bonnes stats, idéal pour un club de L2 voire certains club de L1.
  • Ivan Jerkovic, MO/A C, 27 ans, Croate, Persita, 20 000 euros.
  • Ricardo Silva, MO GC, A C, Argentin, 29 ans, 12 000 euros, PKT.
  • Beto, BT, Brésilien, 25 ans, 250 000 euros, PSM.
  • Keith Grumbs, BT, 34 ans, Saint-Kitts et Nevis, 18 000 euros, Persijatim.
  • Pedro Velasquez, BT, 23 ans, Paraguayen, 30 000 euros.


Le Bilan :

Il faut être courageux pour prendre en main une équipe indonésienne.
Première difficulté, les noms d’équipes se ressemblent tous, c’est un vrai casse-tête pour les différencier.
Deuxième difficulté, au vu du niveau des joueurs, il faut avoir un bon bagage technique et tactique pour se lancer à l’aventure.
Troisième difficulté, pas facile de recruter, les budgets sont faibles et le championnat pas franchement attractif si ce n’est pour quelques joueurs africains et sud-américains de seconde zone.
Je déconseille aux petits jeunes qui n’en veulent de tenter le coup, sauf s’ils sont bien motivés… c’est un championnat à réserver aux vieux briscards avides de dépaysement.


Guide écrit par Robb Flynn sous FM 2008